Cartes postales anciennes de Rogny

Les écluses en activité

250m de longueur- 24m de hauteur. Sas de 28m de long sur 4,80m de large.

Le croisement des bateaux était impossible en raison de la faible largeur des écluses, lorsqu'un chaland franchissait la colline de Rogny, la navigation en sens inverse se trouvait bloquée durant de longues heures. L'autre raison, était la consommation excessive d'eau, environ 750 litres à la seconde. L'éclusage durait près d'une journée à un train de chalands suivant la même direction, temps nécessaire pour acheminer l'eau.

Les écluses vers 1915

Peu avant leur abandon

Ancienne carte montrant la jonction du canal de Briare actuel et de l'ancien canal qui allait aux 7 écluses à gauche. Cette partie est maintenant asséchée.

Une barge

Autrefois, les bateaux étaient tirés par des haleurs.

Halage animal ou halage à la bricole
Le marinier est chargé d’acheminer, par voie fluviale, des marchandises. Sur sa péniche, il peut en transporter ainsi jusqu’à cent tonnes. Ces marchandises sont de natures différentes selon la saison. On distingue la saison du colza, celle de l’ail, des betteraves, des oignons, des charbonnettes et même des pierres.
Pour tracter son embarcation, non encore motorisée, le marinier a deux solutions : soit le halage à la bricole, soit le halage animal.
Le halage à la bricole consiste à tirer le bateau à l’aide d’un harnais en tissu très résistant que l’on se passe en travers de la poitrine. Selon l’importance de la charge transportée, le marinier peut effectuer cette tâche seul, avec sa femme et ses enfants, ou faire appel à des professionnels. Les canalous du centre ou les carapatas du canal Saint-Martin sont souvent des clochards désireux d’améliorer leur fin de mois.
À la charnière du XIXème et du XXème siècle, le halage animal remplace progressivement le halage à la bricole. La traction animale peut prendre différentes formes : chevaux, mulets, ânes ou bœufs sont utilisés en fonction de la charge et des moyens du marinier.
À travers la France, deux grandes tendances se dessinent : dans le Nord, les mariniers louent les animaux à des charretiers, tandis que les mariniers du Centre en sont propriétaires et les transportent sur leur péniche. Le voisinage entre les partisans de ces deux tendances ne se fait pas toujours dans une grande sérénité : les bateliers du Nord fustigent les "boîtes à fumier" de ceux du Centre, qui méprisent ces "mangeux d’frites".

Les hommes seront remplacés par des mulets et des chevaux jusqu'en 1950

 

Le coche d'eau

Il y avait diverses catégories de bateaux, nommées selon leur chargement. Pour les voyageurs et les paquets  d'un poids inférieur à cinquante livres, c'était le coche d'eau. Il partait de Briare chaque semaine et atteignait Paris en quatre ou cinq jours. Précédé d'un coureur qui annonçait son arrivée aux éclusiers, le coche jouissait d'une priorité absolue.Il fonctionnera jusqu'au milieu du XIXème siècle, époque à laquelle il fut détronné par le chemin de fer.

 

 

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